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Mercredi 25 janvier 2006

Nous, 4 camarades et moi-même, débarquons à Budapest. Nous avons pris le train de nuit en partance de Varsovie et nous voilà à peine réveillés en gare, de bon matin pour un week-end de 3 jours.

Bien sûr, comme de jeunes routards intelligents, nous n’avons aucun guide, aucun plan. Rien.

Première action : trouver où dormir le soir même.

 

 Après quelques péripéties et kilomètres à vadrouiller dans Buda, nous voilà dans une sorte d’office de tourisme privé. Deux jeunes filles nous procurent plan, information, et réservation pour nous 5 dans une sorte d’appart hôtel en périphérie (Je crois même me souvenir du nom Lucky Hotel. Si cela existe encore et que cela a gardé son rapport qualité / prix, je vous le conseille ! Bon ok, c’était il y a 10 ans !)

Comme tout bon français, nous les blaguons avec notre anglais ridicule. Cela dure bien 15 minutes. Mais à 5 sur deux demoiselles (qui en plus, essaient de travailler), on n’a peu de chance d’arriver à quoi que ce soit.

Je sonne alors le signal de la retraite, sous prétexte que j’en ai marre et que j’ai faim (– et ceux qui me connaissent, savent combien ma mauvaise humeur va rapidement crescendo quand j’ai faim). A peine sorti, je les plante et je retourne discuter avec nos deux demoiselles. Je m’adresse plus particulièrement à la demoiselle qui me semble plus disponible.

 

 

 

-         Excusez-moi, est-ce que je peux encore vous déranger ? (sourire charmeur)

-         Oui, bien sûr. 

-         Voilà. Vous nous avez montré les endroits à visiter, réserver un hôtel,… mais il nous manque quelque chose d’essentiel.

-         Ah ? Bon…

-         Où est-ce que nous pourrions passer une soirée agréable ? 

-         Hummm… cela dépend. Vous cherchez un bar, une boîte, ou autre chose ? 

-         Disons. Cela n’a pas d’importance. Un endroit pour rencontrer une jolie –gorgeous en anglais. J’adore ce mot !- jeune fille comme vous.

 Là les deux jeunes filles rigolent.

 

-         Moi je vais souvent au Jazz Bar. 

-         Ah. Très bien. Il est où ? 

-         Je vous donne l’adresse 15 rue de la république. (Je dis république parce que j’ai oublié. Mais bon c’est un nom de rue commun). 

-         Super. Et si, par exemple je voulais vous y rencontrer, je devrai y aller vers quelle heure. 

-         J’y suis souvent vers 10h. 

 -         Et ce soir ? 

-         (sourire) Ce soir aussi. 

-         Bien. Euh… pour ne pas avoir l’air trop ridicule dans ce bar, je peux vous demander votre nom. 

Et la demoiselle de m’écrire son nom, son prénom, tel et adresse email.

-         Merci. A bientôt alors.

 Dehors, je rejoins mes camarades qui s’impatientent. Mais quand je leur annonce le programme du soir, ils sont tout émoustillés.

 

 

 Je vous passe la préparation. Après une nuit dans le train, on ressemble plus à des clochards qu’à des princes charmants. Nous passons donc tous au karcher ;=))

 

 On chope le plan de Budapest. On cherche la rue et on découvre qu’elle n’est pas trop loin à pied. Par contre la rue est immense et traverse le quart de Budapest. En plus, on ne sait pas trop dans quel sens elle est numérotée. Nous décidons en toute intelligence, de la descendre à pied, au pas de marche forcée.

 

 On rejoint la rue. C’est la fin. N° 250 (ou 350, je ne sais plus et de toute façon on s’en fout).

21h30 : On marche déjà depuis 15 minutes.

21h45 : N° 177. Je pense qu’on sera en retard. Bah… ça se fait.

22h00 : N° 99. Un espoir. Les numéros défilent plus vite mais les jambes s’alourdissent. Je calcule. On a fait la moitié de la rue en 1/2h. On va être sacrément en retard.

22h15 : N° 75. Je ne sais pas si c’est nous ou les numéros mais on n’a pas beaucoup avancé. Ma mauvaise humeur fait un saut en avant. Les autres flânent.

22h30 : N° 25. Les derniers 200 mètres ont été courus. A fond. On est tous en sueur. Le 25 se révèlent être une horrible bâtisse. Pas de bar. Rien.

Les autres me moquent. A la réflexion, toute la rue était constituée d’immeubles d’habitation. Pas de commerce. Me serai-je trompé ?

J’insiste pour qu’on continue un peu. Au cas où.

 

    22h45 : On a maraudé quelques mètres de plus. Traversé la rue. Regardé les numéros pairs.

Mais je n’ai pas de doute. Mon anglais est correct et celui de la miss parfait. Je ne me suis pas trompé.

 

     23h00 : J’admets que c’est raté. L’un d’entre nous, nous convainc d’aller dans une boîte. On prend une petite rue perpendiculaire. On s’engouffre dans les méandres de la ville.

(Je vous raconterai cette partie là un autre jour… peut-être.)

  

Le lendemain. Mal dormi. On part pour une journée de visite, avant de prendre le train en fin de journée pour une autre étape hongroise.

(A suivre)

Par Joretapo - Publié dans : Souvenirs
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Mercredi 25 janvier 2006

Je suis ou plutôt j’étais un célibataire endurci. A l’origine, ce blog avait pour objectif de conter toutes mes aventures ou plutôt mes actes manqués.

Ma douce Bel’ m’a souvent questionné sur mes aventures passées… et ces différentes interrogations ont permis à différents souvenirs de ressurgir.

(Il faut dire que les pinces et les fers au rouge font remonter à la surface beaucoup de choses.

« Avoue !! Allez avoue !!! Et qui d’autres encore ? Dis-moi TOUT !! »)

 

Il est des choses amusantes, d’autres délicates et d’autres encore qui ne seront pas à mettre sous tous les yeux.

Evidemment pour peu que je m’en souvienne, les noms ont été changés. Bon assez parlé, commençons.

Par Joretapo - Publié dans : Divers
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Dimanche 22 janvier 2006

Je n'ai déjà pas vraiment commencé à construire mon blog. J'ai des histoires plein ma besace. Mais déjà j'ai envie d'ennuyer mes quelques lecteurs avec de la culture.

Ou presque...

En fait, je vais commencer par un ronchonnement contre les derniers films que j'ai visionné:
- 36 quai des Orfèvres
- L'adversaire
- Holy Lola
- Sahara
- Brice de Nice
- Le laurier blanc (White Orelander)
- Bienvenue sur EdTV
- ... et je dois en oublier.

Je passe rapidemment sur Sahara. Euh je crois que je me suis endormi. Je ne me rappelle plus de l'histoire. En gros, à regarder le soir pour s'endormir.

Je vais passer aussi rapidemment sur l'immense succès qu'a été Brice de Nice. J'ai pris un fou rire 5 minutes... le reste est proche de la nullité, mal filmé et mal joué. Et même les scènes et les répliques du  devenu célèbre " cas- sé show", sont nulles. A se moquer de l'audience. 

L'adversaire et Holy Lola ont en commun, une approche réaliste d'une histoire. Mise en scène plate, presque un documentaire dans les deux cas.
Pas inintéressant mais pas captivant non plus.

Quant à "36 quai des Orfèvres", je suis irrité contre ce film qui se voulait réaliste.
Il est la démonstration qu'un film est bien l'alchimie d'un scenario, d'acteurs et d'une mise en scène (avec tout ce qui compte photo).
Et là, franchement le scénario est blindé d'incohérences, de trous, de tours de passe passe téléphonés pour en arriver à la fin désirée qu'on(du moins moi) en pleurerait presque.
Parce que rien à dire sur les acteurs.
Pas grand chose à dire sur la mise en scène malgré quelque flashback du style je te prends pour un con au cas où tu aurais pas compris...
Mais par contre le scenar!!!!
Et dire qu'ils s'y sont mis à 3...Un drame.

Du coup, ressortent complètement deux films White Orleander et En direct sur EdTV.
J'ai été agréablement surpris par EdTV... Je ne l'avais pas vu à sa sortie, malgré ou à cause de son succès - je suis devenu moins con depuis ;=)).
Je ne peux pas dire "Whouah quel jeu d'acteur ou whouah quelle mise en scène"... mais ils ne viennent pas détériorer l'histoire.
Pour "White Orleander", j'ai tout simplement adoré le jeu des actrices. Il y a aussi certaines scènes, certains face à face poignants.

Et donc en conclusion:

                

 Hé les petits gars du cinéma,
BOSSEZ SUR VOS SCENARS, FAITES LIRE ET RELIRE.

    LAISSEZ ALLER VOTRE IMAGINATION.

 

Et pour en savoir plus www.allocine.fr (mais qui ne connait pas?)

A plus

              

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

Par Joretapo - Publié dans : Parlons un peu culture
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Vendredi 20 janvier 2006

Une photo de moi remastérisée pour que j'apparaisse en plus vrai.

Notez quelques détails extrêmement important qui vous permettront de mieux suivre et comprendre mes aventures:
- une pilosité importante
- un regard charmeur (si, si)
- et surtout mon tee shirt spécial "vous ne devinerez jamais d'où il vient".

Vous voici armés pour demain m'imaginer dans mes différentes aventures du passé.

Il y aura de l'action, de l'aventure, de l'humour, et bien sûr du sexe (ou du moins, du presque-sexe).

Vous en rêvez déjà... et bien ça attendra parce que ce soir, je vais me coucher (et moi z aussi rêver au presque...).

 


 

Par Joretapo - Publié dans : Divers
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Jeudi 19 janvier 2006
 

Jour de repos = courses!!
Quel plaisir. Si si. J'y vais presque à l'ouverture. 8h30. Personne. je peux prendre mon temps et flâner dans l'immense Hyper Carrouf près de chez moi.

 

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais depuis quelques mois, les grands de la distribution se convertissent peu à peu au recyclage de sacs en plastiques. Donc plus de petit sac merdique qui craque mais gratuit, mais des grands sacs renforcés payants.

 

Comme beaucoup, j'ai un défaut. J'oublie mes sacs. Donc à chaque fois, j'en rachète.
                      A chaque fois? Non.
                                                 
  Pas aujourd'hui.

 

- Bonjour Madame.
- Bonjour Monsieur. Voulez-vous des sacs pour emballer vos achats?
- Non merci, j'ai les miens;
dis-je en les présentant distraitement.
- Ah Monsieur, ce n'est pas possible.
- Pardon?
- Vous ne pouvez pas mettre vos marchandises dans ces sacs?
- Ah bon?
Je déplie les sacs, regarde dessus, dessous.
- Je ne vois pas de trou ou de problème. Et puis ils sont grands vous savez...
- Oui mais ils ne sont pas adéquats...
- ????
        Euh juste au cas où.
                                     Enfin, je dis ça.
                                                             Il ne faut pas le prendre mal.
C'est juste, comment dire, pour vérifier que nous parlons bien la même langue.
Euh, vous pouvez préciser ce que vous entendez par "A- DE-KOUAT".
Je dis cela. Hein. c'est pour qu'il n'y ait pas de mal entendu. Vous comprenez.
- Ceux sont des sacs verts Auchan. Ici il faut des sacs bleus Carrefour.
- Ah!
(surpris)
                      Ah! (stupéfait)
                                       Ah! (stupide)
Of course. (sourire)
...
Un blanc passe.
...
Un noir passe (lui c'est le gars de la sécurité qui se rapproche doucement, mu par son instinct, qui lui dit que ce grand gaillard dans la file là qui n'avance pas et qui gesticule sporadiquement devant la caissière, ce n'est pas normal. Comme quoi l'instinct des gars de la sécurité ne les trompe pas.
Leur femme peut être. Mais pas leur instinct. Mais cela est une autre histoire que je vous raconterai un autre jour - et que je classerai dans une autre catégorie ;=))
...
        Vous rigolez sans doute.
...
                                              EUH … Peut être ?
...
                                                        Non?
...
(Imaginez la gueule austère de la caissière qui s'est levé à 6h du mat' pour ouvrir le magasin et répondre à un malotru en décomposition qui n'a pas les sacs de recyclage Carrefour!)
...
                                       Un peu, quand même?

 

Je m'empare alors d'une fleur du bouquet que j'avais acheté pour ma Bel'.

 

Beaucoup? A la folie ? Pas du tout ?... et je l'effeuille devant la caissière (en réalité je l'épétale... mais bon je ne sais pas si cela existe et puis comme je suis un peu pris, on pourrait croire que je dis "les pédales", et de nos jours, il ne fait pas bon dire des choses comme cela envers des personnes... On est poursuivi pour moins que cela.)

 

Dernier pétale... « Pas du tout ».
Froid glacial.
Allez hop, une autre fleur. Un peu, beaucoup, A la folie, Pas du tout.
Un peu, beaucoup, A la folie, Pas du tout.
Un peu, beaucoup, A la folie, Pas du tout.
Un peu, beaucoup, A la folie, Pas du tout.
Un peu, beaucoup, A la folie, Pas du tout.
Un peu, beaucoup, A la folie, Pas du tout. PAS DU TOUT.

 

Une autre fleur.  Un peubeaucoupalafoliepasdutout, unpeubeaucoualafolpasdutounpeubeaucoufoliepas…PAS DU TOUT

 

Une autre fleur. RRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR_PAS DU TOUT
Une autre. Une autre. Une autre. Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa PAS DU TOUT. PAS DU TOUT

 

PAS DU TOUT

 

Le sol est jonché de pétales.L'hypermarché est jonché de clients exaspérés. La sécurité est définitivement en alerte. Talkie à la bouche. Oreillette à l'oreille. Masse à la main.Et la caissière, de son sourire fatigué.
- Alors on dit "3 sacs recyclables renforcés Carrefour à 0,50 cts chacun".

 

Il y a des moments où il faut être courageux, d'autres où il faut savoir admettre sa défaite et se résigner.
Aujourd'hui, exceptionnellement, j'ai choisi la voie du courage.

 

J'ai relevé ma tête déconfite, j'ai fixé successivement la caissière, l'homme de la sécurité, les caméras de surveillance, les clients de la file d’attente, exaspérés, les autres clients interloqués... ça m'a pris un certain temps... celui nécessaire pour prendre mon courage à deux mains.

 

Et je suis parti. Paf. Laissant les pétales par terre. Ma marchandise sur le tapis roulant. Dehors.
Je suis allé à Auchan, faire mes courses. Il y avait plus de monde. Forcément.  Ca m'a pris 2 plombes.

 

Puis je suis enfin arrivé au moment de payer. La caissière de me dire:
- Bonjour Monsieur. Voulez-vous des sacs pour emballer vos achats?
- Non merci, j'ai les miens; lui réponds-je dans un grand sourire de fierté
...

 

 

 

 

 

Je réalise alors que je les ai laissé à Carrefour.

 

 

Par Joretapo - Publié dans : Boulot
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